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TDF : « Dans le vélo, nous fonctionnons en équipe » Le carnet de route de Cyril Lemoine : #épisode 6

Cyril Lemoine est cycliste professionnel depuis 2003. Il participe à son quatrième Tour de France avec l’équipe Cofidis. Pendant les trois semaines que dure l’événement, Cyril nous fait partager SON Tour de France. L’occasion de découvrir la grande boucle d’un angle différent à travers un coureur sympathique et disponible.

Vendredi 18 juillet, treizième étape

« J’ai passé une sale journée. Je n’avais pas de bonnes jambes, j’ai subi. Je suis passé par tous les états.  Dans la tête il y a eu des moments durs. Comme on dit dans le jargon : j’ai eu l’impression de me faire taper dessus toute la journée. Sur trois semaines de compétitions, il y a forcément des jours sans. Aujourd’hui en était un. J’espère que si il y en a un autre ce sera sur une étape de plaine car sur les étapes de montagne c’est compliqué à gérer.

Les hostilités ont commencé assez rapidement. J’ai aidé un de mes coéquipiers à remonter le peloton jusqu’au pied du deuxième col. On roulait à fond, aux alentours de 60 kms/h, sur le plat. Quand je suis arrivé au début du col, je n’avais pas encore récupéré de mon effort. Je me suis écarté, j’avais fait mon boulot. Mais la montée du col a été vraiment difficile. J’ai entendu les mecs qui criaient « gruppetto »pour que le groupe s’organise. Même dans ce groupe, j’avais du mal à suivre. Je me suis accroché pour tenir. Je pense que j’étais sous-alimenté. Dès que j’ai pu manger un morceau, j’ai retrouvé de l’énergie.

En plus, la chaleur était pesante. Dans les cols, il y a peu de vent, c’est comme être dans un four. On souffre. On essaye de s’arroser, nos maillots sont trempés. Dans les chaussures, avec les frottements accumulés à la chaleur, les pieds brulent. Dans ces conditions, il faut s’hydrater en permanence.

En haut des cols, le staff de l’encadrement est placé pour nous distribuer des bidons. Le reste du temps, il faut appeler la voiture de l’équipe. La technique est simple : le coureur se met à l’arrière du peloton et lève la main. Le directeur de course appelle la voiture concernée. Celle-ci double les autres et se rapproche du peloton. Le coureur désigné par l’équipe vient récupérer les bidons pour lui et ses coéquipiers. C’est un petit exercice assez fatiguant car il faut ensuite remonter tout le peloton avec sept ou huit bidons (de 500 g chacun) pour les distribuer à ses coéquipiers. Aujourd’hui, je l’ai fait une fois avant les deux derniers cols. On essaie de mettre tout en place pour que les grimpeurs de l’équipe soient au top dans les cols. Malheureusement, le meilleur grimpeur de notre équipe, Dany Navarro (9ème de l’édition 2013), a du abandonner après avoir vomi plusieurs fois. Dans l’équipe nous sommes tous déçu pour lui mais on ne s’apitoie pas sur notre sort. On essaie de rigoler, de positiver et de se changer les idées.

Dans le vélo, nous fonctionnons en équipe. Tous les matins, le manager nous rassemble pour faire un récapitulatif de l’étape de la veille : ce qui a marché et ce qui n’a pas fonctionné. Jusqu’à aujourd’hui, il y a eu beaucoup de positif. Puis le directeur sportif nous fait un briefing de la course du jour. Les rôles sont définis en fonction de la fraicheur et des sensations de chacun. Tous les jours, ça change.

Au fil de l’étape, il peut encore y avoir des changements. Nous avons tous une oreillette dans laquelle nous sont signalés les changements tactiques pendant l’épreuve. Ce petit objet léger ne nous gêne pas. Il peut aussi être utile en cas de dangers ou d’obstacles identifiés sur la route. Un îlot directionnel, une chute à l’avant ou une route fondu à cause de la chaleur, ce sont des informations essentielles.

D’autres infos essentielles : les profils de chaque étape. Tous les cyclistes ont reçu en début du Tour vingt-et-un papiers détaillant les étapes. Chaque jour, je les découpent et les scotchent  sur mon guidon, autour de la potence. Cela permet de me donner des repères. Toutes les infos importantes sont notées : les kilomètres, les sommets, les longueurs de cols, les pourcentages moyens de chaque pente…

Le vélo de Cyril Lemoine avec le profil de la course scotché sur le guidon

Le vélo de Cyril Lemoine avec le profil de la course scotché sur le guidon

Demain, nous restons dans les montagnes. J’espère que pour moi la journée sera moins éprouvante. Comme chaque jour, j’ai utilisé le temps de trajet en bus pour commencer ma récup’ avec des bottes spéciales qui font à la fois cryothérapie et pressiothérapie avant de passer, une fois à l’hôtel, entre les doigts de mon kiné. Et demain, l’aventure continue… »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat @Meryll_B

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TDF : « On doit aimer la souffrance » Le carnet de route de Cyril Lemoine : #épisode 5

Cyril Lemoine est cycliste professionnel depuis 2003. Il participe à son quatrième Tour de France avec l’équipe Cofidis. Pendant les trois semaines que dure l’événement, Cyril nous fait partager SON Tour de France. L’occasion de découvrir la grande boucle d’un angle différent à travers un coureur sympathique et disponible.

Lundi 14 juillet, dixième étape

« Voilà deux jours que le maillot de meilleur grimpeur a quitté mes épaules. Je savais que ça allait être difficile de le garder car je n’ai pas un profil de grimpeur mais il y a quand même une petite part de déception. Je commençais à m’y habituer à ces pois !!! Le côté positif c’est que je suis moins sollicité le soir, ce qui me laisse plus de temps pour récupérer.

Il me restera de nombreux souvenirs de ces six jours passés sous les couleurs rouges et blanches. Chaque jour j’ai reçu un nouveau maillot protocolaire, j’en ai donc six. Et pour la course, c’est pareil, j’avais le droit à mon lot de maillot à pois : un maillot classique, une chasuble à manches courtes à mettre par-dessus en cas de froid, un maillot à manches longues et un k-way. Je vais en  garder quelques uns et en offrir à mon staff.

Nous sommes en ce moment dans les Vosges. L’arrivée d’aujourd’hui est la même que celle d’il y a deux ans (La Planche des Belles Filles). Nous finissons par un petit col qui n’est pas très long mais n’en reste pas moins difficile car pentu (environ 20%). Mais avant d’y arriver, nous avons pas mal d’autres cols à passer.

Cyril Lemoine sous les couleurs de Cofidis

Cyril Lemoine sous les couleurs de Cofidis

Les étapes de montagnes, c’est vraiment quelque chose à part. Il y a les grimpeurs et puis les autres. On peut dire que je fais partie des autres. Ces étapes sont stressantes car il y a un délai à respecter une fois que le vainqueur de l’étape a franchi la ligne. Hier, c’était 27 minutes. En montagne, un nouveau groupe se forme : le gruppetto. C’est un groupe de cyclistes qui ont étaient distancé par le peloton. Le but principal du gruppetto est de terminer dans les délais. Le rythme est un peu moins intense et il est plus facile de monter à son rythme. Mais attention, il ne faut pas croire que c’est une ballade. C’est aussi dur que d’être à l’avant car sur le plat, ça roule au maximum pour compenser le temps perdu dans les montées. Dans les descentes, la prise de risques est maximum. Il y a peu de temps de répit. Et puis, il y a le côté stressant : tu sais qu’il faut arriver dans les temps sinon le soir, tu rentres à la maison.

Heureusement je ne me suis pas encore retrouvé dans ce groupe cette année, j’ai réussi à rester dans le peloton. La journée d’aujourd’hui s’annonce difficile. Je vais essayer de m’économiser au maximum pour les étapes qui suivent. Mon rôle va être d’épauler les grimpeurs de mon équipe pour essayer de bien les placer dès les premiers cols, de les lancer.

Quand ça grimpe, tu passes par de nombreux états

En règle générale je reste plutôt optimiste et je me dis que je vais y arriver, qu’il y a toujours des solutions. Mais quand tu souffres, que les jambes commencent à bruler, c’est dur. Il y a des petits moments de découragements. Tu penses que tu ne vas pas y arriver. Tu te dis « ce soir je suis à la maison ». Et puis parfois, c’est juste le vide dans ta tête, c’est complètement vide. Il ne se passe rien. Il m’arrive aussi de penser à ma famille, ma femme et mon petit bout.

Le pire scénario, c’est quand tu lâches prise le premier. Tu te retrouves seul et tu sais qu’il te reste une dizaine de kilomètres. Tu vois les voitures des équipes qui ne sont plus là et au loin tu aperçois les autres coureurs. Il ne reste que toi et les spectateurs. Là, tu te poses des questions, ça trotte dans la tête. Heureusement, ca ne m’est arrivé qu’une seule fois !

Quand tu souffres, tu regardes et tu te concentres sur la roue du mec qui est devant toi. Et tu te fixes des étapes. Col par col, virage par virage. Dans ces étapes là, tu as le temps de regarder les autres coureurs. Sur certains visages, tu vois la fatigue qui commence à faire son effet. Quand c’est vraiment difficile, les nerfs craquent et certains pleurent sur leurs vélos. C’est drôle car après, quand c’est terminé, on en rigole entre nous. Ce sont à la fois des mauvais et des bons souvenirs. On se dit qu’on est des barjots et qu’on doit aimer la souffrance !

Les étapes de montagne, c’est aussi l’occasion de discuter avec les autres coureurs, quand nous ne sommes pas essoufflés ! En plaine, ça roule trop vite et avec les passages de relais, nous n’avons pas le temps. On parle de vélo, de nos sensations, des étapes passées et à  venir. On parle aussi de notre vie privée avec les cyclistes que l’on connaît le mieux. Ca permet de passer le temps car sinon, les journées sont parfois longues !  »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat

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TDF : « Aujourd’hui, c’était maki » Le carnet de route de Cyril Lemoine : #épisode 4

Cyril Lemoine est cycliste professionnel depuis 2003. Il participe à son quatrième Tour de France avec l’équipe Cofidis. Pendant les trois semaines que dure l’événement, Cyril nous fait partager SON Tour de France. L’occasion de découvrir la grande boucle d’un angle différent à travers un coureur sympathique et disponible.

Vendredi 11 juillet, septième étape. Détenteur du maillot de meilleur grimpeur.

« L’étape du jour était l’une des plus longues. 235 kilomètres bouclés en 5h40. Plus les étapes sont longues, plus on commence tôt. Aujourd’hui, le départ était donné à 11h30. L’avantage de cette étape est que l’hôtel est proche de l’arrivée. Nous perdons moins de temps dans les transferts,  c’est agréable, ça nous laisse plus de temps pour les massages et se poser un peu à l’hôtel. Ça permet une bonne organisation de l’après-course.

J’ai toujours le maillot à pois, donc je tarde à rejoindre l’hôtel. D’abord il y a la remise protocolaire puis les sollicitations des médias. Sur le podium, j’y vais sereinement maintenant que je connais tout le protocole. J’apprécie toujours ce moment car il y a toujours autant de monde. J’en profite au maximum et je commence à y prendre goût…ça va peut être me manquer quand je ne l’aurais plus. L’étape de demain est plutôt accidentée. Il y a deux petits cols et une côte. Ça va être difficile de défendre mon maillot…enfin, je verrai bien comment je me sens. Il y a de nombreux paramètres à prendre en compte.

Du Tour à l’assiette

Sur le Tour, nous avons un cuisto depuis que nous sommes de retour en France. Jean-Luc Veyrier nous suit partout avec sa camionnette réfrigérée. Il cuisine dans les restaurants où nous nous arrêtons. C’est vraiment un  plus. Si on passe une mauvaise journée, on sait que le soir on va bien manger. De quoi nous remonter le moral ! Il a travaillé dans des restaurants étoilés et chaque fois qu’il nous présente une assiette,  nous sommes extasiés. Et puis Jean-Luc est vraiment à notre écoute. Si certains ne mangent pas de gluten, il fait des pates et du pain sans gluten. Il essaie de varier les repas, c’est appréciable.

Le matin, je mange une omelette jambon fromage, un bol (un petit bol !) de flocons d’avoine avec des fruits secs (noisettes, noix, dattes) que j’arrose de lait de riz et de miel liquide. Ensuite je me fais quelques tartines de pain avec du jambon. Un bon petit déjeuner quand même !!!  Pendant la compétition, nous avons des ravitaillements dans nos poches. Ce sont des gels énergétiques en général. A la mi-course, nous avons le droit de récupérer une musette. C’est un petit sac dans lequel on peut trouver tous types d’encas comme des tartes frangipanes, du pain avec du St-Moret et du jambon, des cakes aux fruits, des puddings… Il y a aussi des barres énergétiques et deux bidons d’eau.

La compète terminée, dans le bus qui nous mène à l’hôtel, c’est l’heure de la collation. Elle est composée de pommes de terre à la vapeur que l’on agrémente d’huile d’olive ou de parmesan. On peut aussi trouver des salades de riz ou de quinoa. Ça varie mais c’est toujours des féculents. Aujourd’hui, le chef nous avait préparé des makis au saumon. C’était super bon et ça fait du bien de changer. A cela s’ajoutent des boissons protéinées et des boissons riches en minéraux. C’est important pour la récup’ de recharger le corps le plus vite possible.

Quand on arrive à l’hôtel, si la faim est encore présente, il y a à notre disposition des fruits, du riz, des gâteaux ou des céréales dans une chambre. On peut dire que l’on ne manque de rien. Mais il faut quand même faire attention, le but n’est pas de grossir ! Le mieux, c’est de manger un peu en plusieurs fois car si on mange trop le soir, la digestion se fait mal et le sommeil est plus difficile à trouver.

Le soir, le repas est principalement composé de féculents mais il reste très varié. Aujourd’hui, par exemple, c’était salade de lentilles aux betteraves et aux pommes en entrée. Ensuite le chef nous a préparé du poulet avec du riz et de la ratatouille et pour finir de l’ananas avec du muesli et des framboises. C’était bon, mais je n’ai pas pu tout manger ! »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat

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TDF : « Sur les pavés, la donne est différente ». Le carnet de route de Cyril Lemoine : #épisode 3

Cyril Lemoine est cycliste professionnel depuis 2003. Il participe à son quatrième Tour de France avec l’équipe Cofidis. Pendant les trois semaines que dure l’événement, Cyril nous fera partager SON Tour de France. L’occasion de découvrir la grande boucle d’un angle différent à travers un coureur sympathique et disponible.

Cyril Lemoine, premier français de l'étape du jour

Cyril Lemoine, premier français de l’étape du jour

Mercredi 9 juillet, cinquième étape. Détenteur du maillot de meilleur grimpeur, premier coureur français à l’arrivée

« Entre la boue, la pluie, les chutes, les pavés et le podium (car j’ai toujours le maillot à pois) la journée a été mouvementée. Mais pour moi et mon équipe, elle était belle. J’ai terminé 10ème et j’en suis très content. Cette étape me tenait à cœur, j’avais envie de bien faire. Les courses classiques (que l’on retrouve souvent en début d’année avec notamment des secteurs pavés) correspondent à mon profil. A la base, je suis un coureur de classiques. Je n’avais pas envie de louper celle-ci, de passer à côté.

Sur les pavés, la donne est différente : la technique et les trajectoires changent. Le matériel que nous utilisons est adapté. Les pneus, tout d’abord. Ils sont plus épais. Et nous les gonflons peu pour que ça tape moins sur le vélo. Pour cette étape, j’ai utilisé un autre vélo : il y a plus d’espace pour mettre des pneus plus gros et pour que la boue passe mieux. La tige de selle aussi est différente, elle est moins rigide et le cadre plus souple. J’ai des freins supplémentaires disposés en haut du guidon.

En ce qui concerne les trajectoires, il faut rester attentif et viser le haut du pavé. Les risques de chutes y sont moins nombreux. Ca, ceux sont les règles de base. Après, il faut s’adapter au maximum. Aujourd’hui, avec la boue et la pluie, il y a des moments où il ne fallait pas forcément passer sur le haut du pavé. Je fais du cyclo-cross et du VTT l’hiver, je pense que c’est un atout pour ce genre d’étape.

Par contre avec l’eau sur la route, j’ai eu un peu plus de stress. Je n’en avais pas fait depuis longtemps et les pavés en dévers deviennent glissants. Les autres autour de moi ne me rassuraient pas non plus. Dans ce types de conditions, tu ne sais pas trop comment ils vont réagir. Certains sont moins habiles et moins rapides dans les secteurs pavés. Il faut bien gérer, freiner au bon moment et changer de trajectoire rapidement. Il y a eu beaucoup de chutes. A deux ou trois reprises, des coureurs sont tombés devant ou à côté de moi. J’entendais les vélos qui raclaient le bitume. Mais j’étais tout le temps bien placé. On peut dire que pour une fois, ma bonne étoile était là !

Le seul point noir de la journée : ma crevaison dans le dernier secteur alors que j’étais dans les quatre coureurs de tête. A mes côtés, il y avait Cancellara et Sagan. Mon pneu a explosé. Heureusement, Cofidis avait mis en place des personnes à l’entrée, au milieu et à la sortie de chaque secteur avec des roues de secours. Les autres ont filé, j’ai terminé les cinq derniers kilomètres tout seul.

Maintenant, direction la douche. Mes affaires aussi vont y passer car elles sont pleines de boue. Ensuite, je sais qu’on va très bien manger avant d’aller se reposer pour la journée de demain. »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat

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10 bonnes raisons de regarder le Tour de France 2014

Après plus de 12 ans chez les professionnels, Yannick Talabardon a pris sa retraite sportive à la fin de la saison 2013. Il a connu 3 équipes différentes (Big Mat Auber 93 – Crédit Agricole – SOJASUN), participé à 5 grands tours dont un Tour de France en 2011 (46ème) et a gagné 5 courses dont Paris-Troyes en 2009. Aujourd’hui, pour  « Le sport entre les lignes », il décrit le Tour de France 2014 et les moments qu’il ne faudra absolument pas rater. Un Tour de France qui s’annonce haut en surprise et rebondissements. Samedi 5 juillet, la grande boucle partira d’Angleterre pour trois semaines de compétitions, de suspens et d’émotions fortes.

Yannick Talabardon, 46ème du Tour de France 2011, prend la plume pour "Le sport entre les lignes"

Yannick Talabardon, 46ème du Tour de France 2011, prend la plume pour « Le sport entre les lignes »

« Un plateau prestigieux et un parcours bien pensé sont les deux ingrédients qui donnent à ce 101ème  Tour de France une saveur particulière.

1 – FROOME ET CONTADOR AU COUDE A COUDE

On le présentait, vu son exceptionnel début saison (victoire à Tirreno-Adriatico et au tour du Pays-Basque) et on en a eu récemment la confirmation lors du Critérium du Dauphiné (2ème) : Alberto Contador est bien de retour. Sur leur seconde confrontation directe de l’année, « El Pistolero » n’a cessé de mettre en danger Christopher Froome, réussissant même l’exploit de le distancer sur les deux dernières étapes. Certes diminué par une chute, le vainqueur sortant n’en reste pas moins prévenu, il n’est plus le seul à régner en montagne.

2 – LA SKY DEPASSEE PAR LA TINKOFF-SAXO ?

Au delà de ses qualités individuelles, « Froomey» peut aussi compter sur une équipe SKY très forte collectivement. Déjà double vainqueure du Tour de France, la formation anglaise s’élancera du Yorkshire avec des hommes expérimentés tels que Richie Porte ou Geraint Thomas. De son côté l’équipe Tinkoff-Saxo n’a pas à rougir. Elle aura aussi des arguments à faire valoir avec notamment Nicolas Roche et Michael Rogers. Pour gagner le Tour, on le sait, un leader a besoin de solides équipiers autour de lui… Ca tombe bien les deux grands favoris en sont armés.

3 – NIBALI, VALVERDE, RODRIGUEZ, RUI COSTA… LA LISTE DES FAVORIS EST LONGUE

On vous le promet, la grande boucle ne se résumera pas qu’à un duel entre Froome et Contador. Nombreux sont les prétendants à refuser ce rôle de figurant, à commencer par le plus dangereux d’entre eux : Vincenzo Nibali. Durant ces trois semaines les opportunités ne manqueront pas, à Valverde, Rodriguez, Rui Costa, Talansky, Van Garderen, ou Mollema, de les saisir.

4 – LES FRANÇAIS DANS LA BON TEMPO

29 ans après la dernière victoire française sur le Tour de Bernard Hinault, La France rêve toujours d’un successeur. La probabilité que ce soit pour cette année est mince, mais rassurez-vous la nouvelle génération est très proche d’un podium. Pierre Rolland (4ème du Tour d’Italie), Romain Bardet (5ème du Critérium du Dauphiné) ou encore Thibault Pinot ont les capacités physiques pour viser le top 5 cette année.

5 – CAVENDISH, KITTEL, GREIPEL, SAGAN, DÉMARE : BEAU PLATEAU DE SPRINTERS

Rare sont les moments dans une saison où l’on retrouve un tel plateau de sprinteurs. Les arrivées massives promettent d’être spectaculaires. A ne surtout pas rater d’autant plus que le nouveau champion de France, Arnaud Démare, aura une belle carte à jouer.

6 – PAS DEUX MAIS TROIS MASSIFS MONTAGNEUX

Une fois n’est pas coutume, les Vosges sont cette année l’égale des Alpes et des Pyrénées.  Avec un total de trois étapes de montagne dont une arrivée à la désormais célèbre Planche Des Belles Filles, le massif vosgien offre un nouveau terrain de jeux aux grimpeurs et permet aussi d’équilibrer le parcours du Tour (un massif par semaine).

7 – LA DOYENNE ET LA REINE DES CLASSIQUES EN PREMIÈRE SEMAINE

Les amateurs des classiques flandriennes et ardennaises seront servis. Dès la seconde étape nous retrouverons un profil similaire à Liège-Bastogne-Liège mais cette fois dans le parc national du Peak Distric en Angleterre. Puis trois jours après, c’est un mini Paris-Roubaix à l’envers qui nous attend, avec neuf secteurs pavés et une arrivée devant la fameuse trouée d’Arenberg… le spectacle promet d’être au rendez-vous.

8 – SEULEMENT SIX SPRINTS MASSIFS AU PROGRAMME

Ce faible nombre devrait donc vous permettre de rester éveillé devant votre écran et d’apprécier à sa juste valeur ces étapes réservées aux sprinteurs.

9 –  UN PARCOURS TAILLÉ POUR LES ATTAQUANTS

Pour les étapes qui n’ont pas encore été citées, il existe deux options. Une première où le vent pourrait bien y jouer un rôle important (Reims et Nîmes). Et une autre où une côte ou un petit col a été ajouté dans le final afin d’offrir aux puncheurs une occasion de s’exprimer (Nancy, Oyonnax, St-Etienne et Bergerac). Chaque étape réservera donc son lot de surprises.

10 – ET POUR FINIR : LE CONTRE LA MONTRE

Pour la première fois depuis 1953, le Tour de France ne comptera qu’un seul contre la montre. Placé astucieusement à la veille de l’arrivée sur les Champs–Elysées, ce chrono devrait permettre de garder le suspense intact jusqu’au bout et par conséquence, sacrer le futur vainqueur. »

Yannick Talabardon

 

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10 bonnes raisons de regarder le Tour de France 2014

Après plus de 12 ans chez les professionnels, Yannick Talabardon a pris sa retraite sportive à la fin de la saison 2013. Il a connu 3 équipes différentes (Big Mat Auber 93 – Crédit Agricole – SOJASUN), participé à 5 grands tours dont un Tour de France en 2011 (46ème) et a gagné 5 courses dont Paris-Troyes en 2009. il décrit le Tour de France 2014 et les moments qu’il ne faudra absolument pas rater. Un Tour de France qui s’annonce haut en surprise et rebondissements. Samedi 5 juillet, la grande boucle partira d’Angleterre pour trois semaines de compétitions, de suspens et d’émotions fortes. . Samedi 5 juillet, la grande boucle partira d’Angleterre pour trois semaines de compétitions, de suspens et d’émotions fortes.

Yannick Talabardon, 46ème du Tour de France 2011, prend la plume pour "Le sport entre les lignes"

Yannick Talabardon, 46ème du Tour de France 2011, prend la plume pour « Le sport entre les lignes »

 

 

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Enquête : Jeux olympiques de Sotchi, vrai ou faux record ?

Michel Vion, président de la Fédération Française de ski Crédit photo : L'Equipe

Michel Vion, président de la Fédération Française de ski
Crédit photo : L’Equipe

Avec 15 médailles en Russie, la France a atteint son objectif. Et apporté aux JO une poignée de belles surprises. Mais derrière les chiffres se cache une réalité plus nuancée. Les échecs ont été nombreux et le programme n’a jamais été aussi fourni.

Début décembre. Fabien Saguez, directeur technique national de la fédération française de ski, annonce : « Pour les Jeux olympiques de Sotchi, notre objectif à la FFS est de 15 médailles, dont 5 en or », avant d’ajouter : « C’est un objectif ambitieux ». Le 23 février dernier, lors de la cérémonie de clôture de ces mêmes Jeux olympiques, le tableau des médailles affiche 15 récompenses (dont 4 en or)…pour l’ensemble de la délégation française. Un record aux Jeux olympiques d’hiver. Un record à l’allure trompeuse. Benoît Lallement couvre les disciplines hivernales depuis 1998 pour le journal L’Equipe. Il estime que « c’est un bilan correct. Ils ont fait le nombre de médailles qu’ils avaient annoncées ». Pourtant, le journaliste pose quelques nuances : « On peut se poser la question de savoir si l’objectif n’a pas été sous-évalué en amont ». Benoît Lallement souligne qu’il n’y ait jamais eu autant de disciplines au programme des Jeux olympiques. Six nouvelles épreuves ont fait leur apparition en Russie. De quoi faire sourire le clan français. En half pipe, deux filles et trois garçons jouaient sur le devant de la scène en cette année olympique. L’équipe de saut à ski féminin, aussi jeune soit-elle, n’avait pas à rougir face aux autres nations et pour le relais mixte en biathlon, la France faisait partie des favorites au titre. A ce vent de fraicheur et de nouveauté, il fallait ajouter la forte bise venue des anciens. Ceux pour qui l’aventure olympique est devenue une simple formalité tous les quatre ans. Ski alpin, biathlon, combiné nordique…des épreuves et des chances de podiums légitimes.

Avec 19 médailles aux derniers championnats du monde, toutes disciplines confondues, la France a-t-elle vue petit en visant seulement 15 médailles à Sotchi ?« L’objectif était réaliste, voire ambitieux, analyse un expert de l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance). Comme lors de tous les Jeux olympiques, il faut prévoir que certains favoris seront présents mais d’autres non. » Un autre critère à prendre en compte dans les calculs : les blessures. « C’est plus compliqué à gérer que pour les sports d’été car il y a énormément de blessés », souligne Benoît Lallement. Parmi les blessures, survenues quelques mois avant l’échéance, deux ont particulièrement retenues l’attention : celles de Marion Rolland et de Tessa Worley, toutes deux Championnes du monde en titre de ski alpin (en descente et en slalom géant).

Miser sur la polyvalence

Sur 15 médailles ramenées dans les montagnes françaises 7 d’entre elles ont été remportées par des sports qualifiés d’« alternatifs » pour certains, « de djeun’s » pour d’autres (le snowboard et le ski freestyle). Sans ces sports, le bilan français serait réduit de moitié. Pour Michel Vion, ce n’est pas une surprise. « Depuis que je suis arrivé à la tête de la fédé, il y a quatre ans, nous avons pris l’option de jouer sur toutes les disciplines. Nous avons essayé de faire en sorte que tout le monde puisse travailler dans des conditions satisfaisantes, explique-t-il. Ce résultat n’est autre que le fruit de notre volonté de polyvalence. Nous essayons de répartir le budget le plus justement possible, même si nous sommes bien conscients que ce n’est jamais assez. »

Le Ski Freestyle Project regroupe les pratiquants du ski half pipe français. Géré en marge de la fédération, il est autonome. La FFS débloque un budget minimum, ce qui permet au groupe d’évoluer librement et d’échapper à certaines contraintes dictées par la FFS comme le choix du matériel et des tenues. Alors que certains s’interrogent sur le fait de pouvoir évoluer hors du cadre fédéral, Michel Vion assume cette situation : « Nous n’aurions pas la capacité de gérer ce groupe. Ils sont très professionnels dans leurs démarches, on leur fait confiance. Il serait même intéressant, sur le long terme, d’étendre ce mode de fonctionnement à d’autres disciplines. Nous avons compris qu’on ne gère pas de la même manière un groupe de snowboarder et de freestylers qu’un groupe de skieurs alpins ou de biathlètes. » Le président de la fédération se félicite de cette polyvalence, selon lui, spécifique à la France : « très peu de nations peuvent faire ce constat. Prenez la Norvège par exemple, ils sont très fort en nordique mais n’ont pas de snowboarders. Les Américains sont présents partout mais pêchent en biathlon. Aux Pays-Bas, l’accent est mis sur le patinage de vitesse. »

La glace a fondu

Le patinage de vitesse et tous les sports de glace, talon d’Achille du clan français. « En sport de glace, le bilan est nul », commente Benoît Lallement. Depuis Turin en 2006, aucune médaille n’a été décrochée par la fédération des sports de glace (FFSG). Et les Jeux de Sotchi n’ont pas permis d’inverser la tendance. « La glace, c’est un chantier énorme, explique le journaliste de l’Equipe. Il n’y a pas de stratégie mise en place. Ils sont restés dans la ligne droite de Vancouver sans se poser les bonnes questions et en tirer des leçons.» Même constat pour l’expert de l’INSEP, « c’est un échec, avoue-t-il. Il ne fallait pas s’attendre à des miracles. Les seuls chances étaient le couple Péchalat-Bourzat, qui pouvait espérer une médaille de bronze en danse sur glace, et Florent Amodio (ndlr : patinage artistique) qui s’est écroulé. Les autres ont patiné à leur niveau. »

Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat.  Trophé Bompard 2012, Paris.  Crédit photo : Emmelieke Odul

Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat.
Trophé Bompard 2012, Paris.
Crédit photo : Emmelieke Odul

Et le patinage de vitesse alors ? « Aucun effort n’a été fait sur les réelles chances de médailles, souligne Benoît Lallement. Tout a été misé sur le patinage artistique, les autres sports ont été laissés à l’abandon. Il n’y a pas de moyens, pas de coaches, pas de reconnaissances pour ces athlètes. » De ternes résultats qui handicapent la France dans le classement final des médailles selon Michel Vion : « nous sommes 10ème au classement des médailles (ndlr : 12ème à Vancouver). Le problème c’est que les 15 médailles sont réparties sur une seule fédération, la FFS. Sans compter les sports de glace, la France pointerait à la 4ème place. Si la FFSG avait ramené ne serait-ce que 4 ou 5 médailles en plus, nous pouvions lutter pour le top 5. Finalement le score ne repose que sur nos épaules ».

Outre la glace, des grands loupés, des grosses déceptions, il y en a eu. A commencer par le porte drapeau et son équipe. Le combiné nordique, que l’on voyait, que l’on voulait doré avant l’heure. Certes, il y a eu cette erreur de fart, assumée et revendiquée, mais pas seulement… « Les garçons sont sûrement arrivés un peu émoussés, un peu fatigués ». Et la malédiction du porte-drapeau, il en pense quoi Michel Vion ? « ça c’est un peu la question cliché. Mais ça n’a rien à voir ». Pour lui, l’analyse est ailleurs, plus profonde qu’un simple drapeau : « cela fait trois ans que Jason est au sommet de son sport. Il y a un an, il décrochait trois titres de Champion du monde. Depuis le début de saison, il est un peu moins bien. D’abord parce qu’il a eu des soucis personnels. Et ensuite parce que le combiné est un sport très exigent, qui peut laisser des traces. Il a tellement tout gagné qu’il ne peut plus être aussi dominateur qu’avant. Mais il va bientôt regagner, j’en suis sûr. » Pour Benoît Lallement, « le débriefing de Lamy-Chappuis sera intéressant pour l’ensemble de l’équipe de France. Cela pourra permettre de mener une réflexion sur la gestion d’une olympiade. C’est un bon exemple. Cela montre aussi à quel point il est difficile d’être Champion olympique deux fois de suite. »

Au chapitre des déceptions, il y a aussi l’équipe de France de ski alpin. Plus forte que jamais, riche de 13 podiums en début de saison, comment pouvait-on ne pas espérer vibrer devant le ski alpin ? Il a fallu attendre le slalom géant pour voir se débloquer le compteur avant qu’il ne se fige sur un total de deux médailles (l’argent pour Steeve Missilier et le bronze pour Alexis PInturault). « Même si le résultat est meilleur qu’à Vancouver, pour moi le bilan ne reste pas très bon », interprète Benoît Lallement. Même son de cloche du côté de la fédération : « on attendait 3 ou 4 médailles, on est un peu en dessous. On a une très belle équipe. On peut dire qu’on a fait le service minimum », commente Michel Vion. Les observateurs s’accordent à pointer du doigt les performances des françaises, en retrait sur ces Jeux olympiques. « En vitesse (ndlr : descente et super-géant), c’est catastrophique. C’est une équipe qui n’existe plus. Il va falloir s’interroger sur ce qu’il y a à faire et trouver une solution pour remotiver et sélectionner les filles, débriefe le journaliste sportif. En technique (ndlr : géant et slalom) c’est différent, les filles ont bien skié, elles étaient à leur place. Et puis avec la perte d’une leader comme Tessa (ndlr : Worley), c’est compliqué. » Les blessures de Tessa Worley et Marion Rolland retentissent à chaque fois qu’on évoque les résultats féminins. « C’est vrai que les blessures mettent en évidence ces faiblesses, explique le président de la FFS. Chez les garçons, il y a beaucoup de monde à la base, une bonne émulation alors que chez les filles, le niveau global est un peu inférieur. On a toujours des talents que les autres pays nous envie mais pas un gros réservoir derrière.»

Des faiblesses ressenties aussi en biathlon. Malgré les belles performances de Martin Fourcade et ses trois médailles (deux en or et une en argent), et de Jean Guillaume Béatrix (bronze), la France a souffert. « La deuxième semaine a été difficile pour les biathlètes, avoue Michel Vion. Même pour Martin qui est tombé malade. Il n’y a eu aucune médaille en relais, un fait rare pour la France, qui traduit un niveau moyen de l’équipe. Les athlètes étaient calés sur le rythme des Championnats du monde 2013. Ils ont atteint leur pic de forme en janvier, deux semaines trop tôt. Nous avons mal géré ce point-là.»

Le coup de cœur Vaultier

Mais Sotchi, ce sont aussi de beaux moments, de belles images. Le sourire de Chloé Trespeuch, troisième en Snowbardcross pour son premier podium mondial. Et la fraicheur de Colline Mattel. Michel Vion espère que le bronze de la jeune femme va donner du souffle au saut à ski, discipline qui a du mal à trouver son public en France. « Il y a une génération de 3 ou 4 filles qui peuvent réussir à s’exprimer sur les compétitions internationales. L’émulation est importante, un noyau dur commence à prendre. Chez les garçons, en revanche, on éprouve une grande difficulté à créer une équipe. Nous n’avons la culture saut en France. Nous essayons d’y remédier. Depuis 2/3 ans, nous avons mis en place un « plan tremplin » pour faire découvrir la discipline et la rendre accessible aux plus jeunes ». Des jeunes qui pourront également s’inspirer de Pierre Vaultier, le snowboarder sacré Champion olympique avec un ligament croisé du genou en moins. Pierre Vaultier, ou l’athlète coup de cœur de Michel Vion : « deux semaines avant les jeux on ne savait même pas si il allait y participer. Et puis il est arrivé et il a survolé la compétition. Il n’a jamais été inquiété. Ca c’est une vraie belle histoire ».

Comment parler de belles histoires sans évoquer le triplé en Skicross ? « C’est historique, sourit le président de la FFS. Après Vancouver, nous avons fait le choix de recruter des skieurs alpins et de les former au skicross. Un choix audacieux, comme le fait de les amener en Turquie une semaine avant l’épreuve. Si ça n’avait pas fonctionné nous aurions été très critiqués. »

Et si finalement les grands vainqueurs de ces jeux étaient les fondeurs ? Dans l’ombre des autres disciplines, mais aussi des nations ayant une culture nordique forte (Russie, Norvège, Suède), ils ont su tirer leurs épingles du jeu. Troisièmes sur le relais homme du 4×10 kilomètres, c’est la première médaille de l’histoire des Jeux pour les français dans cette discipline. Les filles sur la quatrième marche ne sont pas passées inaperçues et les nombreuses places dans les 10 en individuel de ces sportifs non plus. Pour Michel Vion, « le fond c’est la grosse satisfaction des ces jeux. On a joué dans les premiers rôles alors que nous n’avons pas la fibre nordique comme les pays scandinaves. Par rapport au niveau attendu et aux moyens que l’on possède dans ces disciplines, le bilan est très bon ».

Des belles histoires, des déceptions, des loupés, des sourires, de la colère, de l’émotion, des larmes… Tous ces sentiments qu’il va falloir mettre de côté, un moment seulement, pour les acteurs du ski français. Le temps de faire le bilan, discuter et mettre en place une nouvelle machine, celle qui ne regarde que devant : direction PyeongChang 2018. Moins de quatre ans séparent les skieurs, les snowboarders et les patineurs des prochains Jeux olympiques.

Méryll Boulangeat

@Meryll_B

 

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